LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ, d’après Shakespeare

Création 2011-2012 de L’unijambiste
En choisissant de monter Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare, David Gauchard et L’unijambiste se mettent au défi de rendre vivant sur scène l’univers féérique et magique de l’oeuvre, et clôturent ainsi festivement la trilogie, entamée dès 2003 avec Hamlet et Richard III, conjuguant Shakespeare et les arts numériques.
Adeptes des nouvelles technologies qu’ils utilisent, détournent (toujours dans une quête de sens), ces artistes nous montrent que, désormais, seule notre imagination pose les limites du possible.
La Montagne / 19 janvier 2012 / Robert Guinot
Lorsque « Le songe d’une nuit d’été » devient un spectacle total, réjouissant et magique.
En forme de divertissement populaire.
David Gauchard, avec la compagnie L’unijambiste, a proposé la "première" de la comédie de Shakespeare, Le songe d’une nuit d’été à Aubusson lundi soir, au Théâtre Jean-Lurçat, devant une salle comble et une nouvelle fois des ovations enthousiastes.
Le Songe, pour reprendre la formule de David Gauchard est « un divertissement populaire pour s’opposer aux percées populistes ».
David a donc choisi, tout en respectant scrupuleusement le texte, de combattre par le rire en signant un spectacle de haute volée. Pendant plus de deux heures, son Songe enchaîne les temps forts. La comédie vire même de temps à autre à la farce. Le rire est un invité quasi constant, engendré parfois par des phrases chocs puisées dans le répertoire de nos chers
politiciens actuels. Des comédiens en chair et en os jouent deux personnages, d’autres vivent seulement sur l’écran blanc. Les premiers dialoguent, au gré du temps, avec les seconds. Les effets visuels se succèdent dans une clairière à la douceur neigeuse. Ils séduisent l’oeil et engendrent le rêve.
Le metteur en scène, à la manière d’un peintre, campe des tableaux très travaillés. Gauchard est constamment resté fidèle à l’esprit de cette pièce écrite en 1594-1595. Il se l’est réappropriée en invitant les technologies actuelles et tout autant la musique. L’électro enveloppante de Robert le Magnifique et la voix de Laetitia Shériff, est omniprésente et envoûtante. « Tout est musique dans cette pièce », souligne le metteur en scène qui ajoute : « cette pièce est un poème, une rêverie, un opéra ».
Le songe revisité par Gauchard est ludique et magique. La pièce constitue un terrain fertile pour l’imagination débridée de Gauchard dont l’approche est ingénieuse, pertinente, réjouissante.
Son imagination apparaît sans limite. Les comédiens, que l’on se plaît à retrouver, de spectacle en spectacle, offrent des prestations magistrales. Leur jeu bien inspiré est constamment juste. Gauchard et sa troupe ont transporté les spectateurs dans un hiver en dehors du temps. Ils ont
parlé d’amour dans un culte de délicate beauté. Le théâtre dans le théâtre a joué avec nos fantasmes pour le plus grand plaisir des yeux et de
l’esprit

©Philippe Laurençon
Pour connaître notre calendrier de tournée, c’est ici
Pour découvrir Théâtre Numérique, l’atelier pédagogique proposé autour de ce spectacle, c’est ici.
Du 3 au 15 janvier 2012, l’équipe est en résidence à la scène nationale d’Aubusson. C’est la dernière ligne droite ! Le moment de terminer l’écriture scénique du spectacle, de créer les lumières, de rassembler tous les éléments travaillés lors des résidences précédentes .... et de voir le lundi 16 et le mardi 17 janvier ce que les retours du public en diront !
Plus de détails là
RICHARD III, de Shakespeare
Saison 2011-2012
le 4 novembre 2011 à l’Ouverture du Festival Théâtral du Val d’Oise
(à Goussainville)
le 15 novembre 2011 aux Scènes du Jura / Lons le Saunier
le 17 novembre 2011 à MA scène nationale / Montbéliard
le 24 novembre 2011 au Théâtre Thouars
le 29 novembre 2011 à La Ferme de Bel-Ebat / Guyancourt

Le Figaro / 5 février 2011 / Armelle Héliot
Le metteur en scène David Gauchard utilise les formes les plus modernes de la représentation pour nourrir un spectacle sombre dans lequel la musique, les arts graphiques, la vidéo ont une place de choix.
C’est tout à fait bien maîtrisé en une version réduite à deux heures et qui fascine les jeunes. (...) C’est frénétique et vénéneux.
L’Humanité / 31 janvier 2011 / Marie-José Sirach
David Gauchard met en scène Richard III de Shakespeare : un projet séduisant, truffé de trouvailles.
Gauchard a imaginé 2 doubles, l’un incarné par Arm (...) qui mêle subtilement Shakespeare à quelques-uns des lyrics de sa composition. A l’opposé du plateau, Olivier Mellano, compositeur, guitariste assez époustouflant dont la partition musicale épouse les méandres du cerveau torturé de Richard III, qui impose une présence incontestable.
Au centre, agité comme ces héros déjantés qui pullulent chez Tarantino, Richard III, duc de Glouscester, porté avec l’énergie du fol désespoir par un Vincent Mourlon étonnant, totalement à son personnage, hoquetant, balbutiant, imprimant à son corps les soubresauts de la folie qui irriguent son sang, donnant un relief abîmé à cette figure solitaire qui plonge à corps perdu vers les abîmes de l’histoire.
Télérama Sortir / 19 janvier 2011 / Le Choix de la semaine / Thierry Voisin
David Gauchard a réunit 3 rois Richard III ! Un comédien, un rappeur et un guitariste : Shakespeare lui dit merci !
Le premier est fou sans nul doute ; le second gracieux et diabolique ; et le troisième, ténébreux. Cela commence comme un concert, (...) mais très vite le drame se déchaîne. (...) Et cela devient un feuilleton sanguinaire, une performance technique, où les effets spéciaux ne gâchent pas la force vénéneuse d’un texte flamboyant.
France Inter / 20 mars 2010 / Alternatives
Laurence Pierre :
Sur l’intrusion du numérique dans les arts vivants, j’aimerais avoir votre sentiment là-dessus, parce que ça fait 14 ans que « Exit » existe, et le numérique est partout de fait, ça a changé totalement l’appréhension de l’art, finalement.
Didier Fusillier :
Ce qui est magique au théâtre, c’est que les acteurs sont vivants devant vous, vous le voyez bien. Et puis ils sont accompagnés d’un clone, et qui disparaît. Alors là, le choc est terrible.
On confond toujours vidéo et numérique, mais le numérique c’est vraiment une écriture dramaturgique, c’est-à-dire que ça apporte du sens. On n’est pas simplement devant un effet de lumière, on est devant quelque chose qui raccroche encore plus à une pensée, à un éclaircissement.
Là, par exemple, on a montré à Maubeuge au dernier Festival VIA un jeune gars, il est dans le coin de Limoges, il a monté un Richard III, il s’appelle David Gauchard, là, croyez-moi, on est ailleurs, on est terrifiés, parce qu’on a affaire à des assassins et c’est très fort parce que c’est vraiment encore du théâtre, mais bourré de numérique.
Laurence Pierre :
Et vous l’avez trouvé où, celui-là ?
Didier Fusillier :
On nous a dit « il faut le voir », on l’a trouvé.
Son acteur qui joue Richard III est comme Dewaere, Patrick Dewaere, c’est-à-dire quelqu’un … on sent quelqu’un qui est incontrôlable. Et ça, je crois que c’est propre au théâtre.
Découvrez ici la suite de la revue de presse.
HEREM d’André Markowicz

Le terme « Herem » équivaut, dans la confession juive, au plus haut niveau de censure. Il désigne l’excommunication irrémédiable d’une personne de la communauté.
Dans la continuité du travail effectué depuis des années avec André Markowicz autour de ses traductions, je me suis proposé de mettre en mouvement ce poème fleuve, vibrant hommage à l’homme à la veille de la nuit éternelle, lorsqu’il se sait : « herem de la vie ».
Arm (auteur et MC de Psykick Lyrikah) et Vincent Mourlon (comédien) seront les porte-paroles de cette écriture, accompagnés à la guitare par Olivier Mellano.
Pierre Ménasché sera cet homme « herem » vu par le regard et la sensibilité du photographe Dan Ramaën.
Herem from Dan Ramaën on Vimeo.
PLEASE KILL ME de Legs McNeil & Gillian McCain Mise en scène David Gauchard

jeudi 15 décembre - [ciné-concert concert] L’Aurore « A song of two humans » + Robert le Magnifique
Vendredi 16 décembre - [lecture concert] Please Kill Me, Part 1 + Psykick Lyrikah + Often False + Fortune + DJ Relou Krew
Pour plus d’infos : visitez le site
CABINET DE CURIOSITE #1 Retour sur la soirée "Au bord du risque" à la Scène Nationale d’Aubusson, le 30 septembre 2011
Une collaboration inédite entre ces deux musiciens qui ne s’étaient jamais croisés et qui, chacun de leur côté, nous rejoignent sur les spectacles de la compagnie :
Laetitia Shériff avec Hedda Gabler et LOS pour Le songe d’une nuit d’été.

Festival du Jamais Lu / Montréal, les 10 ans !
Dans le cadre du festival, David Gauchard a mis en scène la lecture d’un texte encore inédit de Catherine Levasseur-Terrien : LOL_ITA
DISTRIBUTION : ARM, Emmanuelle Hiron, Ève Landry et Michel Mongeau
Monsieur H, le poète, est mort avant qu’ait lieu son procès pour tentative de meurtre de Charlotte, la mère de Lolita, la petite qui n’avait pas de père. Son testament : la confession de son amour pour la nymphe de 12 ans, laissée sur un magnétophone.
le mercredi 4 mai à 20h, 0 Patro Vys, Montréal.
et le jeudi 5 mai à 22h, même endroit, concert d’Arm. Pour la première fois en formule solo, avec son dernier album, Derrière moi.
Pour plus d’infos : visitez le site du festival.
OFTEN FALSE

Entre 2008 et 2009, Laetitia Shériff compose la musique de la pièce Hedda Gabler de Henrik Ibsen dans une mise en scène de David Gauchard.
Créé au Théâtre National de Tunis en 2009 pour quelques représentations, ce spectacle en langue arabe (traduction Mohamed Driss) s’avère relativement éphémère. Mais sous l’impulsion de David Gauchard, elle retravaille et remet en forme ses thèmes et atmosphères afin de réaliser un véritable album, intitulé Often False.
Marqué par le travail de Thomas Poli (réalisation, production, synthétiseur Moog et guitares additionnelles) et la présence sur quelques titres du légendaire saxophoniste de jazz François Jeanneau, Often False surprend en premier lieu car il est majoritairement constitué de morceaux instrumentaux.
On reçoit alors ce disque comme un voyage intérieur, intense et intimiste, faisant écho aux bandes originales de films composées par Vincent Gallo ou The Tindersticks. Et lorsque la voix de Laetitia se fait entendre (notamment sur les titres "Alone/Not Alone" et "Often False"), on assiste alors à de véritables instants de grâce à la noirceur lumineuse.
Quarante minutes hors du temps, à écouter au casque pour une immersion totale…
L’album est disponible à la vente sur le site de cd1d .
label IDWET.
Entourée de deux musiciens tout aussi aventureux, la trop peu méconnue Laetitia Shériff offre sur ce troisième album une création touchante et hantée, à la croisée des chemins.
Pour lire la suite de l’article paru sur Pinkushion.com, cliquez sur le nom du site.
La vidéo du spectacle est en ligne.
DES COUTEAUX DANS LES POULES, de David Harrower
Tout ce que je dois faire c’est pousser des noms dans ce qui est là pareil que quand je pousse mon couteau dans le ventre d’une poule. C’est comme ça que je connais que Dieu est là.
Mise en scène : David Gauchard
assisté de Nicolas Petisoff
musique live : Robert Le Magnifique
avec : Emmanuelle Hiron, Vincent Mourlon et Guillaume Cantillon
vidéos : David Moreau
technique : Christophe Delaugeas, Christophe Rouffy
